Travaux d’enfant au fil des années.

 

Depuis des siècles, au prix d’un labeur continuel, nos ancêtres ont chichement survécu sur les terres ingrates des vallées vosgiennes. Dans les années 1950, le mode de vie basé sur le travail de tous les membres de la famille était encore la règle dans le milieu des ouvriers-paysans. Les enfants étaient mis à contribution dès que leur âge leur permettait de se rendre utiles, aussi minime que fût leur apport.

Quand j’étais tout bambin, alors que je m’escrimais sans grand succès à râteler l’herbe, mon père me répétait : "Si tu ne ramasses qu’une seule brindille, ce sera toujours une brindille de moins que ta mère devra ratisser".

Dans la mentalité de mes parents, il était inconvenant qu’un enfant reste oisif toute une journée, voire une après-midi. Il fallait lui donner un ouvrage, même si le produit de sa besogne était négligeable en regard de ses efforts ou du temps qu’il y avait consacré. J’ai ainsi été astreint à des tâches diverses, certaines quotidiennes, d’autres saisonnières. Au fur et à mesure que je gagnais en âge et en forces, la gamme de mes travaux s’élargissait tandis que le champ de mes loisirs rétrécissait comme peau de chagrin. 

Voici quelques unes des occupations de mon enfance à jamais gravées dans ma mémoire :

Sur le chemin du Senkel.

Les orties.

Le fumier.

L'herbe.

La sciure.

Dans la forêt.

Sur le Breuil.

 

 

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